Être étudiant c’est souvent le début d’un voyage culinaire, le début ou non d’une passion pour la cuisine. Sortant du lycée, on se retrouve lâché dans le restaurant universitaire (RU) ne sachant pas quoi choisir tant il y a de plat proposé. Quand vient l’indépendance, vient la cuisine quotidienne, souvent dans un endroit exigu ou il faut apprendre à optimiser l’espace et calculer son coup pour faire le moins de vaisselle possible. Sans compter la gestion d’un budget devant prendre en compte les nombreuses commandes Uber Eat ou Deliveroo en plus des courses, qui sont un vrai casse-tête pour certain entre l’achat plaisir ou l’achat raisonnable. Tant de défi par lequel passe un étudiant auquel s’ajoute de plus en plus la question d’une consommation plus saine, plus écologique.
En effet, la tendance actuelle de consommation montre un intérêt grandissant de la population pour le bio, local, qui touche aussi nous étudiants. Ont cherchent à mieux consommer dans la vie de tous les jours en ayant une démarche verte au quotidien. En bref, nous les étudiants, avons cherché à être plus écolo. Dans cet article, nous allons donner des pistes de réflexion pour que chaque étudiant puisse se forger une réflexion sur leur consommation alimentaire. Mais avant de dire qu’on « mange écolo » il faut comprendre le maillage de consommateur.
Pour ce faire les étudiants peuvent se placer sur l’échiquier des catégories défini sommairement ci-dessous :

- Consommateur bio : mange de tous mais issue d’une agriculture biologique
- Végétarien : pratique alimentaire qui consiste à exclure la consommation de « chair-animal »
- Végétaliens : ne consomme aucun produit d’origine animal (pas de viande, ni de lait,…)
- Pesco-végétarien : pratique qui s’abstient de consommer de la viande mais mange la chair issue des poissons
- Véganisme : mode de vie qui reprend le concept végétalien tout en incluant exclusion de tout produit (hors nourriture) issu de l’exploitation animal
- Flexitarien : personne qui limite sa consommation de viande sans être végétarien, qui consomme mieux en choisissant c’est produit
- Locavore : consomme des produit alimentaire locaux
Cette liste est non exhaustive, tant il y a de manière de se définir. Cela montre qu’un étudiant peut avoir une consommation responsable suivant ses convictions. Toutes ces catégories ont leurs avantages et leurs contradictions.
Consommé bio c’est prendre en compte son bien-être et celui de la terre en revenant à une agriculture plus saine en évitant tout pesticide. Seulement, le bio reste plus cher et pèse plus lourd dans les dépenses. Et les produits bio les plus abordables viennent souvent de loin, comme d’Espagne, ce qui leur confère un bilan carbone négatif. Et entre tous les label bio, HVE (Haut Valeur Environnemental) comment choisir le bon produit. A contrario être locavore c’est privilégier le nombre de kilomètres qui nous sépare du maraîcher, de l’éleveur. Ici le bilan carbone est positif en termes de développement durable. Associer consommation bio et locavore peut avoir un impact sur nos économies étudiantes mais n’est pas impossible.
Les végétariens ou vegan prennent en compte la cause animale. L’élevage émettant des gaz à effet de serre et peut être intensif sans prendre en compte le bien être animal. Là cela ne demande pas forcément plus de budget mais plutôt un savoir nutritif afin de combler le manque d’apport de la viande ou du poisson. Une alternative étant de devenir pesco-végétarien en excluant la viande, tout en gardant le poisson.
Devenir un vrai flexitarien c’est tout un mode de consommation. On va vouloir se tourner vers des petites boutiques pour éviter au maximum la grande distribution. Ce qui prend du temps et une partie de ton porte-monnaie. Le principe restant tout de même louable car il peut s’adapter à chacun, comme nous les étudiants en mangeant moins de viande ou faisant attention sur certains produits sans se priver. J’achète peu de viande, mais je l’achète chez le boucher, ou j’achète que mes légumes en bio. A nous de faire nos choix.
Au travers de toutes ces catégories de consommateur abordé, on s’aperçoit qu’il n’y a pas une seule manière d’être éco-responsable dans nos assiettes étudiantes. Qu’on ait de fortes compétences ou non en cuisine, chacun peut décider et agir suivant ses convictions. L’important est peut-être de prendre conscience de l’impact de notre consommation alimentaire que ce soit sur notre corps ou la planète.
Privilégier les circuits courts en étant locavore, végétarien, ou manger bio ont un impact direct sur l’environnement. Certes les impacts sont différents, ont plus ou moins fort mais cela reste un geste écologique que d’agir sur sa manière de consommer.
Alors qu’un étudiant est une petite cuisine, un petit budget, un talent de cuisinier caché ou non, il est possible de faire un geste pour la planète quand on cuisine.
François. DLC
