Les drames de l’industrie de la mode

Bonjour les amis, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel article. J’espère que mon premier article intitulé « Deuxième pollueur mondiale, découverte des alternatives plus verte » vous a plu et que vous vous êtes appris pas mal de choses et surtout que vous avez adopté ces alternatives vertes dans votre mode de consommation. Celui d’aujourd’hui sera bref et instructif. Nous allons aborder les effets néfastes de l’industrie de la mode notamment sur les pays du sud. 

Selon l’Agence européenne pour l’environnement (EEA),  entre 1996 et 2012 la quantité de vêtements acquis par les foyers dans l’Union européenne (UE) a augmenté de 40 %, les Européens ont acquis 6,4 millions de tonnes de nouveaux vêtements. A l’échelle mondiale, la tendance est la même : 100 milliards de vêtements ont été consommés dans le monde en 2014, selon Greenpeace.

Sur de nombreux sites internet trouver un t-shirt à 3 euros est devenu monnaie courante. Payer un vêtement à un prix aussi dérisoire ne fait qu’encourager la surconsommation. Plus nous qui vivons dans les pays du nord adoptons cette manière de consommer, plus nous faisons subir les effets de la pollution aux habitants du tiers monde. Il est vrai que la pollution industrielle touche la planète entière mais ce phénomène touche plus les pays du sud car les vêtements sont fabriqués là- bas. Compte tenu de la main d’œuvre très bas, quelques années en arrière se sont produits la délocalisation des usines de fabrication. La plupart d’elles se trouvent aujourd’hui en Inde. 

Le saviez-vous qu’il faut 7 500 litres d’eau pour fabriquer un jean ?  Cela représente l’équivalent de l’eau bu par un être humain pendant sept ans. Ce chiffre est incroyable, quand on sait qu’aujourd’hui dans certains endroits du globe les populations manquent d’eau et pire encore nous allons nous même en manquer dans quelques années si aucune précaution n’est prise. En effet, l’industrie de la mode est une grosse consommatrice de matières premières, notamment de coton, qui représente un quart de la production mondiale de textiles. Sa production n’est pourtant pas sans conséquence pour l’environnement. Elle couvre environ 2,5% des surfaces cultivées mondiales, mais engloutit 25% des insecticides et 10 % des herbicides selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Le pire est que ce coton est génétiquement modifié on y trouve donc des particules extrêmement dangereuses telles que Chlore, ammoniaque, soude, acide sulfurique, métaux lourds, formaldéhyde. Tout ceci est respiré par les employés de ces usines et par les habitants du lieu où est basée l’usine à travers les eaux très souvent contaminées ce qui entraîne de graves maladies.

En autre on a des conditions de travail pénibles. En 2013 s’est produit le drame du Rana Plaza.

Le 24 avril 2013, dans la banlieue de Dacca au Bangladesh, le Rana Plaza s’est effondré. Cette usine textile de huit étages produisait des vêtements pour de grands distributeurs européens de mode rapide dite « fast-fashion ». Le bilan humain s’est avéré catastrophique : 1 138 ouvriers ont perdu la vie et 2 500 ont été blessés. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Ces drames se produisent de plus en plus. 

Voilà chers amis ce à quoi j’ai voulu vous sensibiliser aujourd’hui. Ayez une pensée pour cet article à chaque fois que l’envie de surconsommation vous prendra. Merci à tous.

Patricia. A

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